Après 3 trimestres atones, le marché de la téléphonie mobile s'est à nouveau réveillé en fin d'année. Mais la courbe de croissance marque une pause. Les ventes 2000 s établissent à 9 millions de nouveaux clients soit l'équivalent de l'année 1999. Ainsi, le nombre de clients atteint à la fin de ce millénaire 29,7 millions, ce qui représente un taux de pénétration de 44%. L'opérateur Bouygues Telecom continu de progresser plus vite à +31%, Itinéris atteint 22% alors que SFR s'endort à 18%.
Microsoft
pose un deuxième pied dans le matériel. Après la XBox
qui doit lui permettre d'investir le marché du jeu, voici la tablette
PC qui lui permet de tester l'usage d'un ordinateur portable plat au format
A4, et d'une interface homme machine différente, le stylet.
Les bruits ne sont que ce qu'ils sont (synthèse du 15 Décembre 2000), Samsung annonce bien un téléphone PDA. Mais il est effectivement équipé d 'un StrongARM, d'un large écran de 120 x 240 a quatre nuance de gris contrairement à ce qui avait été annoncé. Aucun mot sur le système qui le motorise. Les applications classiques pour ce type d'outils permettent de dialoguer avec leurs équivalents sur PC, Outloock....
Kyocera
utilise aussi Palm OS pour motoriser son SmartPhone QCP 6035.
Les possesseurs de Palm ou de Visor de Handspring ne seront
pas déroutés par les applications identiques.
Mitsubishi se positionne dans la course des assistants connectés avec un smartphone Trium Mondo. Il intègre un organiseur Pocket PC (Windows CE) et un GSM Dualband GPRS. On y trouve un écran tactile avec 16 niveaux de gris, un enregistreur vocal, un lecteur MP3 et bien sûr toutes les applications classiques qui arrivent avec Windows CE.
La tendance actuelle est très forte. Après une année record pour les assistants personnels, la convergence de l'assistant et du téléphone se précise. De nombreux terminaux arrivent sur le marché. Trois axes sont identifiables. La ligne tracée par Palm qui a réussit a convaincre nombre de fabricants sur la justesse de sa vision de l'interface utilisateur, Symbian-EPOC qui bien que souffrant de la désaffection d'Ericsson rebondit avec Nokia, enfin Microsoft qui présente de nombreux avantages dans le domaine des applications, mais semble pêcher avec des solutions globales coûteuses en énergie.
Mais le vrai challenge sera plutôt dans l'aptitude des utilisateurs à sous traiter une partie de leurs informations. Autant, il est clair que ces outils dans un contexte professionnel ont besoin d'une communication efficace avec leur entreprise, autant on peut douter qu'un individu ait besoin d'un site central pour orchestrer ces informations personnelles. Regardons ce qu'est devenu l'offre de bureau externalisée accessible par le réseau de Netscape ?
Elle a disparu du portail. Peut être renaîtra-t-elle avec la location
des applications ? Cela dépendra du prix. Mais une des réponses
pourrait résider dans l'analyse de l'acte d'achat d'un assistant personnel.
Avoir sur soi un outil, petit, pratique, mémorisant, fiable. Et l'on
peut faire un parallèle entre la possession de l'outils et la possession
des informations qu'il enregistre, alors que vient faire dans ce schéma
la communication ?
Elle est marginale, elle permet d'aller voire ce qui se passe dehors mais ne
s'intègre pas dans la fonction de base. C'est sans doute là que
réside l'erreur de marché.
G Mate, le constructeur de l'assistant personnel Yopi, qui a la particularité d'être motorisé avec Linux, s'associe avec Conversay pour le faire parler ou plutôt lui faire reconnaître la voix de son maître. L'automobile est un des marchés visés. Il y est en effet important de ne pas lâcher le volant pour tapoter sur un clavier.
Parlez, encore ? Oui, mais à votre carte à puce. Puisqu'elle est la détentrice de vos secrets, autant s'adresser directement à elle. C'est ce que propose Elva avec sa carte VocaliD. L'avantage réside dans la portabilité de la fonction, puisque la carte fonctionne dans tous les lecteurs du marché, sauf, sauf les téléphones GSM bi-fente. Alors pourquoi en parler dans cette synthèse ? Parce que la version 2, qui arrivera à la fin de l'année, corrigera ce défaut de jeunesse. Bien sûr, il reste à évaluer la fiabilité de la reconnaissance vocale, dont on sait qu'elle demande de la puissance de calcul, de la place mémoire et une source sonore de qualité.
A peine sortie, le GPRS serai déjà dans la tourmente ?
Alors qu'aucune offre commerciale n'a encore vu le jour, si ce n'est par l'opérateur
helvétique DiAX, à 32 francs français le Mega-octets,
le cabinet d'analyse américain Groupe Aberdeen émet des
doutes sur la viabilité du wap-GPRS. Les arguments avancés sont
de deux ordres : financiers, et culturels.
Culturel, il semble qu'en Europe le succès du téléphone
mobile soit lié au fait que l'usage est intégré depuis
plusieurs dizaines d'années. Alors que, le jeu, le divertissement, la
messagerie, la vidéophonie ne sont pas suffisamment intégrés
pour qu'ils puissent être déclinés sur un outil portable
au seul coût connu du wap-GSM.
Une conclusion que l'on pourrait trouver rapide puisque l'on ne connaît
pas la structure de coûts des opérateurs européens. Mais
qui ne manque pas de sens alors que les Français, pour ne prendre qu'eux,
sont habitués à payer l'information avec l'expérience du
Minitel.
Ce cabinet d'étude n'est pas le seul a être prudent sur le marché
de la mobilité. En effet, le Yankee Group émet de nombreux
doutes sur la nécessité d'offrir des applications avancées
accessibles par le téléphone portable. Mis à part tout
ce qui touche à la messagerie instantanée, qu'elle soit SMS ou
de type ICQ. On comprend le fonctionnement de cette communication, Je
veux lui parler, mais je ne veux pas avoir de réponse, du moins, pas
de suite. C'est du dialogue «push to talk», à la limite de
l'unidirectionnel, dont le coût est facilement maîtrisable.
En France, SFR aurai du présenter ses offres commerciales au début
de ce mois. A les écouter, le réseau est déployé
sur l'ensemble du territoire. Des rumeurs courent sur un retard de commercialisation
de terminaux GPRS. Ainsi, l'opérateur SFR parle du milieu de l'année
2001 pour une première offre public alors que son concurrent Itinéris
attendra le mois de Septembre. La prudence s'installe dans les esprits, à
moins qu'il ne s'agisse de frilosité ou de peur des lendemains de fêtes
(UMTS).
Et pourtant, le wap se vend très bien. Deux opérateurs totalisent
depuis Juin 800000 ventes de téléphone wap et ont décidé
de ne plus vendre de terminaux non wap. Mais, comme nous le savons bien, il
y a vente et utilisation. Et justement, avec plus de 30000 connexions par jour
pour Telesp, on comprend que pour 44% des personnes interrogées,
l'Internet mobile est bien une des raisons de changer de terminal. Mais où
est-ce ?
Ce n'est pas au Japon où NTT-DocoMo truste le marché, ni
en France. Non, c'est au Brésil, Telesp et Telefonica Cellular
se frottent les mains et se félicitent d'avoir fait le choix d'une politique
de prix abordables.
L'UMTS sera le marieur/fossoyeur des années à venir.
«Le revenu moyen par utilisateur (ARPU) diminuera en moyenne de 15% en
2005, ce qui conduira à un grand nombre de faillites et à une
concentration du marché», explique Lars Godell, l'analyste de chez
Forrester. Après, une baisse de 4% à 6% de la facturation
en 2000, Les opérateurs ont du souci à se faire pour leur survie,
alors qu'ils annoncent que la rentabilisation de l'UMTS nécessitera une
facturation supplémentaire de 2000fr par client et pas an. C'est sur
cette base que le cabinet d'étude annonce qu'il restera 5 opérateurs
en 2008.
France Telecom qui va introduire sa filiale Orange sur le marché financier de Londres et de Paris accompagne cette mise au public de 15% du capital de sa filiale par l'émission d'un emprunt convertible en action Orange. L'argent récolté permettra à l'opérateur de refinancer l'emprunt qui lui a permis d'acheter l'opérateur au mois d'août. L'opérateur suédois Télia qui n'a pu obtenir de licence dans son pays s'allie avec son concurrent NetCom AB pour construire à deux le réseau UMTS qu'ils voulaient faire chacun dans leur coin. Une bonne façon de partager les risques qui sont nombreux.
Complétant l'avis du suédois Ericsson et de l'allemand Siemens (synthèse du 31 Décembre 2000), Alcatel annonce aussi la couleur : «Bien sûr, nous devrons mettre la main à la poche ! Compte tenu des sommes en jeux, il y a un besoin de financement. Les nouveaux acteurs des télécommunications auront sans doute plus de mal à trouver un fournisseur qui accepte de financer une partie de leur réseau sur la seule base d'un business plan.». Ainsi, concernant, la France Itinéris/Orange, SFR et Bouygues Telecom n'auront pas de soucis à se faire. Par contre Suez-Lyonnaise des eaux qui brigue la quatrième licence devra trouver un financement par ses propres moyens.
Les constructeurs Européens sont bien placés pour mettre la main sur le marché des infrastructure UMTS. Alcatel, absent du marché du GSM et son allié Fujitsu équiperont l'opérateur portugais TMN.
Bercy a entendu les opérateurs français se plaindre du coût
de la licence UMTS. L'administration, a sans doute, été sensible
aux risques financiers encourus par les opérateurs et les banques impliquées
dans le processus de financement. A partir d'aujourd'hui, les entreprises candidates
aux licences, pourront reporter sans limite dans le temps leur déficit.
Une façon de leur faire avaler le prix des licences UMTS.
Nec l'allié de Siemens dans l'UMTS (synthèse du 15 Novembre 2000), ajuste sa stratégie en vendant ses usines de télécommunication hors du Japon.
eMobile fournit une pile wtls pour gérer la sécurité des transactions sur le wap. Elle s'appuie sur des clés PKI et des algorithmes RSA et RC-5.
L'éditeur français Webraska continue son implantation
européenne et mondiale. La couverture Helvète, pour les services
de navigation, sera désormais possible grâce aux accords qui viennent
d'être signés avec l'opérateur Orange et l'éditeur
ACUNIA. Ce dernier travaille plus particulièrement avec l'industrie
automobile.
Dans le monde, Webraska ouvre un bureau à Singapour et à
Stockholm.
France Telecom a acquis la société Microstratégy. Cet éditeur de plate-forme technique, permet d'offrir des services d'informations personnalisées sur tous supports (fax, mobile, mèl, assistants personnels, messages vocaux). Cette technologie sait gérer des milliers de profils et d'événements instantanément. Le client sélectionne ses centres d'intérêts afin de ne recevoir qu'une information utile pour lui. Avec ses millions de clients Wanadoo, Itinéris, et tout le réseau fixe, le spam va entrer dans l'ère industrielle.
Motorola et Webhelp innovent dans le service. Fort de leur savoir faire en technologie avancée et surtout de leurs limites, les deux firmes innovent dans l'offre de services en recherche d'information. Ce qui est difficile, surtout avec les assistants, c'est bien de formaliser la question simplement et de façon non ambiguë. Dans ce domaine, les assistants n'apportent pas beaucoup de facilité avec leur interface stylet. Aussi pourquoi ne pas adresser directement sa question à un opérateur qui comprendra la question et l'interprétera comme vous avec son cerveau humain ? Il suffisait d'y penser, enfin le téléphone redeviendra ce qu'il n'aurait jamais du cesser d'être, un outil qui permet de parler à quelqu'un et le m-commerce, restera le gadget annoncé par quelques cabinets d'analyses sérieux.
Nous vous faisions part de la satisfaction de Jorma Ollila, le CEO de Nokia
(synthèse du 15 Décembre 2000),
lors de l'assemblée générale des actionnaires de son groupe.
De fait, le finlandais Nokia continue de grignoter des parts de marché
+3% sur le dos de ses concurrents les plus proches Motorola et Ericsson.
Notons pour ce dernier que les rumeurs concernant son engagement dans le terminal
mobile ont toujours la même actualité. Un bon point pour l'allemand
Siemens qui gagne aussi 3 points de part de marché.
Le français Alcatel conserve ses 5% de part de marché à
niveau égal avec le japonais Panasonic.
La société belge Starlab a mis au point un T-shirt intégrant des processeurs de contrôle , de mémorisation. Outre la performance d'intégration dans un vêtement léger, notons aussi le fait de s'intéresser à des usages nouveaux liés à la personne à sa position dans un lieu, à sa condition physique. Ce « maillot de corps » pourrait être le complément idéal de télé surveillance des personnes malades.